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Les Belges bougent un peu plus, mais restent assis trop longtemps

Bonne nouvelle : davantage de Belges atteignent désormais les seuils recommandés d'activité physique. Mauvaise nouvelle : la sédentarité, elle, ne recule pas. C'est le double constat de la dernière Enquête de santé de Sciensano, publiée en 2025 sur base de données collectées entre 2023 et 2024.



Un progrès réel, surtout à Bruxelles


En Belgique, 34,9 % des adultes consacrent désormais au moins 150 minutes par semaine à une activité physique d'intensité modérée pendant leurs loisirs. Contre 30,1 % en 2018, selon l'Enquête de santé nationale 2023-2024 de Sciensano. C'est une progression significative sur six ans. À Bruxelles, le chiffre est encore plus marqué : la part de la population adulte atteignant ce seuil est passée de 23,8 % à 33,6 % sur la même période.


Ce seuil de 150 minutes hebdomadaires correspond à la recommandation minimale de l'Organisation mondiale de la santé pour les adultes de 18 à 60 ans. Mais que recouvre exactement cette recommandation ?


Ce que recommande l'OMS, et pourquoi c'est moins compliqué qu'on ne le croit


L'OMS définit l'activité physique comme tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques qui requiert une dépense d'énergie. Marche, vélo, tâches ménagères, jeu : tout compte. Le seuil minimal pour un adulte est de 150 à 300 minutes d'activité modérée par semaine. Soit l'équivalent de 30 minutes de marche rapide, cinq jours sur sept. Et pour bien faire, deux séances de renforcement musculaire devraient s'y ajouter. Parce que l'OMS se veut claire sur un point : un peu vaut toujours mieux que rien ! Chaque mouvement, même en dessous des seuils recommandés, a un effet bénéfique documenté sur la santé.


Et la nouvelle génération semble plus sensible à ce message. Selon Sciensano, les jeunes adultes de 18 à 24 ans sont les plus actifs : 51,4 % d'entre eux atteignent les 150 minutes hebdomadaires recommandées. Ce pourcentage diminue ensuite progressivement avec l'âge.


La sédentarité, un problème distinct qui ne bouge pas


Le revers du tableau est plus préoccupant. Le temps quotidien moyen passé en position sédentaire chez les adultes belges est resté inchangé depuis 2014-2015, selon l'Enquête nationale de consommation alimentaire 2022-2023 de Sciensano. En semaine, 42 % des adultes de 18 à 39 ans déclarent être sédentaires plus de huit heures par jour. Chez les hommes de cette tranche d'âge, ce chiffre grimpe à 47 %.


La sédentarité, c'est tout le temps passé assis ou allongé en état d'éveil, avec une dépense d'énergie proche du repos. Le trajet en voiture, la journée de bureau, la soirée devant un écran. Sciensano précise dans son enquête de consommation alimentaire 2022-2023 : ce comportement est distinct de l'inactivité physique. Une personne peut tout à fait atteindre les 150 minutes hebdomadaires recommandées par l'OMS et rester sédentaire la majeure partie de sa journée. L'OMS documente que les deux augmentent chacun, indépendamment, le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de certains cancers…


La progression des chiffres belges est encourageante, mais elle masque une réalité plus nuancée. Bouger davantage pendant ses loisirs ne suffit pas à compenser dix heures consécutives en position assise. L'OMS recommande de limiter les longues périodes immobiles et d'introduire des pauses régulières, quelle que soit l'activité physique pratiquée. La progression enregistrée entre 2018 et 2023-2024 constitue un premier élan qui reste à confirmer et à compléter, en s’attaquant désormais aussi à la sédentarité.

 
 
 

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